Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Périple automnal au Pic du Canigou versant Conflent

30/09/2012 : Mariailles – Cabane Arago –Pic du Canigou (2784m) – Fontaine de la perdrix – refuge de Bonnes Aigues – Col de la Jasse d’en Vernet (2040m) – Col Segalès (2040m) - Mariailles

 

C’est une nouvelle tentative d’atteindre la cime du pic du Canigou par la voie mythique de l’arête Quazémi qui nous amène là. Un mois s’est écoulé depuis notre tentative avorté pour cause de tempête, avec Nicolas. La météo n’est toujours pas bonne mais la pluie du samedi doit se dissiper le dimanche. C’est sur cette promesse de temps sec que nous passons une très bonne soirée « Camenbert » au refuge ONF de Mariailles. Debout à 5h20, la météo est plus que jamais humide et pire encore, il a neigé à partir de 2000m. Le constat est sans appel : il n’y aura pas d’arête !!! Deuxième report.

Qu’importe, nous sommes là pour marcher et grimper, alors nous quittons le refuge de Mariailles à 7h25, temps couvert et légère bruine.

 

Le refuge où nous avons passé la nuit

 

Départ traditionnel sur le GR10, puis le sentier jusqu’à la cabane Arago que l’on atteint en 1h31.

 

Totem dans le ravin des Sept Hommes

 

Nous faisons une halte de 20 minutes dans la cabane et l’on reprend notre marche en direction du plat du Cady. Cette fois nous marchons dans la neige, d’abord quelques millimètres et rapidement c’est de l’ordre de quelques centimètres. La progression ne s’en trouve pas ralentie jusqu’à la fontaine de Font Nostra.

 

C’est très dépaysant comme ambiance, pas complètement hivernal, mais déjà plus automnal. Juste au dessus de la fontaine la harde de isards rencontrée au début du mois est toujours là. Nous nous connaissons maintenant alors ils se laissent approcher encore un peu plus.

 

Les isards nous observent

 

Après cette pause photo, nous reprenons notre approche vers la cheminée. La neige est plus abondante. Nous arrivons sans difficulté au niveau de la sortie de la brèche Durier faire une nouvelle pause. Nous entrons à présent dans la cheminée très blanche. C’est parfois glissant, alors il faut assurer chaque pas, chaque prise.

 

La sortie c'est tout là haut

 

C’est la première fois que « j’ouvre » ainsi une voie, je suis le premier à faire la trace. C’est assez court finalement mais suffisamment piègeux pour se faire mal.

 

Dernier ressaut

 

C’est avec un immense plaisir et un certain soulagement que j’atteins enfin la cime du Canigou en 3h45. Il est déjà 11h33 ; Nico ne tarde pas à arriver également. Il en termine avec son 30ième Canigou. Nous ne sommes pas seuls au sommet, puisque deux randonneurs partis depuis le refuge des Cortalets sont déjà là.

 

La célèbre croix sommitale

 

 

Comme nous n’avons pas d’équipement (crampons) il n’est absolument pas raisonnable d’envisager un retour par la cheminée. Il ne reste plus qu’une option, c’est de contourner le massif !!! Que ça !!! Ce sera le prix de la sécurité. Nous quittons le sommet à 12h05 par la voie normale des Cortalets. La neige sur ce versant est également abondante.

 

Nicolas dans la descente sous le pic

 

Il n’y a pas de vent, la température est positive, la visibilité toujours nulle, et il fait froid. Notre marche s’en trouve accélérée. Nous allons rencontrer de nombreux Espagnols de tout âge, en marches pour le pic, équipés sommairement (tennis aux pieds, pas de gant, petite veste), que nous allons vainement persuader de renoncer à l’ascension finale. Alors on plonge vers la suite du périple. Au niveau du pic Joffre la neige a totalement disparu. A la fontaine de la perdrix il faut quitter le sentier du refuge et tourner à gauche pour suivre le balisage blanc et rouge du GR10.

 

Intersection entre le chemin du pic et le GR10

 

Le sentier est bien marqué et la descente est rapide. La vue s’est dégagée sur toute la basse vallée du Conflent, Vernet-les-Bains sous nos pieds semble si proche. A 13h25, on se pose enfin à l’orri de La Casteille pour prendre notre repas. Cela fait déjà 5h09 que l’on marche et le col lointain où nous devons passer, nous montre que l’on rentrera tard à la voiture. Il fait 7°C et l’absence du soleil se fait doucement sentir.

 

Orri de La Casteille

 

On reprend alors notre marche à 14h00 pour descendre jusqu’au refuge de Bonnes-Aigues.

 

Carrefour de sentiers

 

Depuis le sommet du Canigou, nous avons perdu un peu plus de 1000m de dénivelé. Hélas pour nous il va falloir remonter. On suit une piste forestière pendant quelques centaines de mètres jusqu’à trouver dans un virage en épingle un panneau nous indiquant de la quitter pour un sentier à gauche. Le sentier remonte doucement pour prendre pied dans les Conques du Canigou. C’est un immense demi-cercle, plein de roches, se trouvant à la verticale du sommet que nous ne verrons pas.

 

Les Conques

 

A la sortie des blocs de granit, le sentier remonte en forêt. C’est une forêt magnifique composée d’une multitude d’essence d’arbre: pins sylvestre, bouleaux, noisetiers, sureaux, etc…

On atteint enfin le col de la Jasse d’en Vernet, symbole de la fin de la remontée. Les panneaux au col indiquant les temps de marche donnent des valeurs fausses. 20min pour rejoindre le col de Segalès.

 

Ravin du Ridoulté entre les 2 cols – Saint Martin du Canigou en bas

 

L’abbaye de Saint Martin du Canigou

 

On suit donc le sentier qui évolue de niveau ; d’un pas très rapide et malgré notre détermination il nous aura fallu 30min pour passer le col de Segalès à 16h08.

Nous faisons une dernière pause de 10 min au dessus de la jasse de Cady pour grignoter un peu. On ne tarde pas à retrouver le croisement vers Arago. Il ne reste plus qu’à suivre le sentier jusqu’à Mariailles que l’on rejoint enfin à 17h47, avec un certain plaisir.

La boucle est très très très longue et peut paraître ennuyeuse. Il est préférable de l’effectuer en 2 jours avec une nuit au refuge des Cortalets. Néanmoins les somptueuses couleurs automnales de la forêt aident le marcheur à oublier la monotonie.

 

Tracé global du week-end sur carte IGN

 

Les chiffres du jour :

Temps de marche total 8h56 pour 27 km à 3,8 km/h

Dénivelé positif total : 1558m – Dénivelé négatif total 1560m

Point culminant 2784m.



02/10/2012
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