Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Pic de Néouvielle depuis le lac d’Orédon

29/07/2012 : Pic de Néouvielle par la voie normale depuis le barrage du lac d’Orédon

 

Alors que le sommet du Mont-Perdu était programmé de longue date pour ce week-end, la mauvaise météo nous a contraints à modifier notre destination. J’ai donc rendez-vous aujourd’hui avec un sommet emblématique des Hautes-Pyrénées Française : le Pic de Néouvielle (3091m).

Après une bonne nuit passée au chalet du lac d’Orédon, cette fois la météo semble favorable et déjà les brumes se dissipent sur les hauteurs.

 

Pic de Bugatet vu depuis le chalet

 

 

Nous nous mettons en marche à 7h42 depuis le parking du lac d’Orédon. On bout de la plage on trouve le départ du sentier des laquettes que l’on va suivre. Même s’il n’est pas balisé, il ne présente aucune difficulté ; c’est un sentier bien large et ombragé. Il vient effleurer par deux fois la route menant aux lacs d’Aubert puis Aumar.

 

Première vue sur le Ramoun

 

Après cette courte montée, on longe les paisibles laquettes dont l’eau cristalline invite à la baignade.

 

 

Nous arrivons au lac d’Aubert en 1h22.

 

Barrage et lac d'Aubert

 

Il faut ensuite traverser le barrage et suivre les premiers cairns qui montent dans la pelouse. D’abord une sente est présente mais peu à peu elle disparaît. Il faut alors viser la brèche à l’extrémité de la crête de Barris d’Aubert, au niveau d’un pin isolé.

 

Le Ramon (le plus haut à gauche) et la brèche tout à droite

 

 

A l’aide de cairns on navigue au bord d’une terrasse jusqu’à atteindre la dite brèche sans nom. Nous la franchissons à 10h00 sous un grand soleil. Il faut poursuivre légèrement sur la gauche en visant cette fois la brèche de Chausenque.

 

Au loin en face, la brèche de Chausenque

 

 

On chemine d’abord sur une vire jusqu’à rejoindre la moraine de l’ancien glacier. Ce glacier existait encore il y a moins de 20 ans, les cartes Top25 IGN en attestent.

 

Olivier et Michel sur la vire - au loin le lac d'Aumar

 

 

Ici ce n’est qu’un enchevêtrement d’immenses blocs de granit. Il faut suivre toujours les cairns qui indiquent le meilleur passage possible, mais au pire continuer à garder la brèche de Chausenque comme point de mire.

 

La brèche de Chausenque

 

Juste sous cette dernière, incliner la marche de plus en plus vers la gauche pour passer au dessus de barres rocheuses. Ce n’est qu’à ce moment précis que l’on aperçoit enfin le sommet convoité.

 

Enfin le sommet en point de mire

 

Nous avons rencontré un long névé tardif que nous avons contourné pour monter sur les barres. Ce n’est pas bien difficile mais la progression est lente si bien qu’à 12h10 nous nous posons sous le sommet, à 2900m pour reprendre des forces. C’est l’endroit idéal pour manger : pas de vent, du soleil, et en face de nous l’élégante silhouette du pic du midi de Bigorre.

 

Panorama à l'heure du repas, au loin le pic du Midi de Bigorre

 

Courte pause puisque nous repartons à 12h43 pour la partie finale qui est certainement la plus intéressante de l’ascension. Une courte montée au milieu des blocs et l’on entre dans une petite cheminée.

 

La cheminée vue d'en bas

 

Oliver et Michel dans la cheminée

 

A la sortie de la cheminée on tombe sur une vue à couper le souffle sur le Ramon si élancé, ainsi que sur le lac de Cap de Long.

 

En 5 minutes à présent, on atteint le sommet après avoir franchi 2 blocs en posant les mains. Il est 13h13 quand je foule pour la première fois la cime de ce sommet réputé. La récompense est là, car même si le ciel n’est pas totalement dégagé, la vue porte assez loin pour observer les principaux sommets du massif.

 

De gauche à droite Pic de Campbieil, Hourquette de Cap de Long et Pic Long

 

Cirque de Gavarnie au loin

 

 

Panorama du sommet

 

On ne se lasse pas du panorama, mais aussi d’être à plus de 3000m ; c’est pas tout les jours que l’on a ce privilège. Pourtant à 13h48 il est temps de descendre.

 

Nous suivons alors l’itinéraire de la montée jusqu’à rejoindre le long névé.

 

Nous allons le traverser, évitant pendant un court instant les blocs de granits instables. On passe la petite brèche et l’on plonge sur le lac d’Aubert. On retrouve au barrage une multitude de marcheurs venus se rafraichir sur les berges des lacs. Retourner au lac d’Orédon est une formalité et à 17h56 nous avons rejoint ce dernier.

 

Lac d'Orédon

 

J’ai découvert un magnifique site qu’est la réserve naturelle de Néouvielle, qui mérite grandement tous les ouvrages et autres louanges qui lui sont consacrés.

 

Tracé sur carte IGN

 

 

La journée en chiffres :

Temps de marche total 9h13 pour 16 Km

Dénivelé positif total : 1305m – Autant en négatif

Point culminant : 3091m



27/07/2012
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