Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Pic Carlit par la voie normale

25/09/2011 : Les Bouillouses - Pic Carlit (2921m) - étangs de Castell Izards - vallée de la Grave - les Bouillouses

 

7h35, le jour est déjà levé quand je quitte le refuge du CAF des Bouillouses où j’y ai passé la nuit. La pluie abondante de la veille a laissé place à un temps sec, mais toujours couvert sur les cimes.

 

L’objectif du jour est le toit des Pyrénées-Orientales. Le sentier commence après le barrage, à gauche de l’hôtel Les Bones Hores. Le temps annoncé pour se rendre au sommet, selon les topos guide est d’environ 3h15. Il va falloir respecter ce temps car les sommets sont bouchés et la pluie pourrait s'inviter à nouveau.

 

 

Le sentier serpente doucement dans les pins à crochets et me conduit sans difficulté sur les berges des nombreux lacs qui jalonnent cet itinéraire.

 

 

Je choisis de prendre le sentier le plus au Nord/Ouest, donc à gauche de l’étang del Viver. Le sentier passe entre l’étang de la Coumasse et l’étang Sec.

 

Le temps est toujours beau mais les nuages restent accrochés aux cimes. Pas de Carlit en vue !

 

Au niveau de l’étang de Vallell le sentier traverse une passerelle pour quitter les derniers arbres et prendre enfin du dénivelé plein Ouest. Rapidement la pente devient plus importante et c'est dans la pierre que l’ascension se fera. Le vent de plus en plus fort et froid m’oblige à me couvrir sérieusement. Cette prise de hauteur rapide permet en se retournant d’admirer les étangs du Carlit.

 

La partie finale de l’ascension va se faire à présent « en posant les mains ». Un vieux balisage rouge indique la bonne direction, heureusement, car le brouillard est dense. Au détour d’un dernier passage à gauche me voilà sans m’en rendre compte au sommet. Ce dernier est donc atteint en 2h26. Un vrai plaisir d’avoir atteint les 2921m du Carlit malgré la vue bouchée. Il faudra donc revenir pour avoir droit au privilège d’admirer de haut, le lac du Lanoux d’un côté, et les étangs du Carlit de l’autre.

 

Le temps de prendre un cliché souvenir et me voilà parti dans l’inconnu. L’inconnu est peu dire puisque je m’engage sur la crête plein Nord qui doit me conduire à la porteille de la Grava, bien connue des pratiquants du GR10. L’humidité ambiante a rendu les roches trop glissantes pour rester en crête. Je dois me résoudre à plonger dans les éboulis pour retrouver un sol plus stable. Chose faite non sans quelques frayeurs, et le ciel commence à se dégager laissant entrevoir l’itinéraire vers la porteille.

 

Le Puig Castell Isard

 

Ici on évolue au milieu de mouillères, laquets et éboulis. Ici la faune locale est rarement dérangée, d’où la présence importante d’isards, mouflons et marmottes. A l’Ouest les sommets de La Coume d’Or et du Pedros sont également sous les nuages.

 

Lassé par les éboulis et les barres rocheuses plus ou moins fiables, je remonte dans la pelouse vers la Serre de Coll Roig pour éviter d’aller chercher le GR10 à la Porteille de la Grava. Bien m’en a pris car une harde de mouflons, moins craintive que de coutume, m'autorise à prendre quelques photos (à bonne distance quand même).

 

Le chef du clan

 

Je descends à présent au milieu des cours d’eau qui alimentent l’étang de l’Estagnol. Le GR10 est à présent atteint, sans aucun doute, aux vues du nombre important de randonneurs qui l’empruntent. Il est 12h20, l’heure de me restaurer au dessus du sentier, face à l’étang de l’Estagnol. Le soleil est enfin avec moi et le froid du matin est vite oublié. Voilà le beau temps qui s’installe durablement.

 

Dans mon dos le pic de la Grava.

 

Il ne me restera plus qu’à suivre le balisage blanc-rouge pour boucler ce périple au Carlit avec un retour des plus sauvage. Si le GR10 ne présente aucune difficulté physique, n’y d’orientation, il n’en demeure pas moins agréable tant par la vue qu’il offre sur le Cambre d’Ase lointain, que sur les innombrables parterres de colchiques, fleuris en cette saison.

 

Colchique d'automne.

 

Le Cambre d'Ase

 

Ici les troupeaux savourent l'été indien.

 

Il est 14h50 quand je retrouve la voiture au delà du barrage. Il m’aura fallu un peu moins de 6h30 de marche effective pour accomplir un parcours dans un des sites les plus enchanteurs des Pyrénées-Orientales.

 

Les Pics Pérics

 

Tracé du circuit sur carte IGN

 



26/09/2011
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