Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Pique Rouge de Bassies par la Raspe

13/10/2012 : Parking de l’Artigue – GR7 – La Raspe – Pique Rouge de Bassies – aller/retour

 

Voici un retour en Ariège pour découvrir un sommet emblématique situé à cheval entre les régions du Couserans et du Vicdessos. C’est un magnifique massif granitique faisant face aux « 3000 » locaux. Cela faisait longtemps que je voulais le connaître tant il sait capter le regard depuis les versants qui lui font faces. C’est avec Marie que l’on va affronter les redoutables pentes de la Raspe. Nous nous mettons en marche à 8h40.

Le départ est identique à celui du refuge du Pinet. On suit un court instant le torrent de l’Artigue puis l’on monte sur notre droite comme l’indique un panneau.

 

Au carrefour suivre la flèche

 

Le sentier en sous-bois se dresse brutalement. Le temps est gris, mais pas encore humide, alors on se réchauffe vite. En sortant de la forêt nous sommes accueillis par des chevaux.

 

Au loin la cascade de l’Artigue

 

Le sentier évolue ensuite en balcon, dans une herbe mouillée par la brume. A 9h36 on atteint un nouveau croisement. A gauche le sentier enjambe le torrent par une solide passerelle, mais nous allons rester sur la droite. On ne suit plus à présent le balisage blanc et rouge du GR7 (il part vers le port de l’Artigue) mais un balisage jaune.

 

Pour nous c'est droit devant

 

Après un premier lacet la pente se dresse une nouvelle fois pour ne plus faiblir. On grimpe par lacets successifs à travers des genets, puis sur une pelouse plutôt agréable. Par endroit des murets bâtis en pierres sèches soutiennent le chemin.

 

 

En bon sommet Ariégeois, la Pique Rouge ne s’offre pas, elle se mérite. La pente est vraiment raide, elle n’offre aucun répit, et en plus nous sommes toujours dans le brouillard. Notre obstination à prendre de l’altitude va être récompensé sitôt la barrière des 2000 mètres franchis. Le spectacle est dans notre dos : le Montcalm, la Pique d’Estat et le Pic de Sutllo saupoudrés de neige dominent le proche horizon. On découvre également que l’on est à quelques mètres sur notre droite d’une belle barrière rocheuse.

 

Pointe du Montcalm, Montcalm, Pique d'Estat, tout à droite le port de l'Artigue

 

A présent on devine avec un peu plus de clarté la suite de notre montée : c’est tout droit !!! Les pelouses de gispet laissent place peu à peu à de gros blocs de granit plutôt stables.

 

A 12h20, après 3h21 de marche, on stoppe notre ascension pour faire une pause repas indispensable. Face à la trilogie « trimillénaire » qui émerge d’une vallée saturée de brume, nous allons passer une heure de contemplation au soleil. Nous sommes quasiment à la verticale de la Pique de Belcaire, superbe pointe déchiquetée.

 

 

Après une heure de repos, nous reprenons l’ascension finale. Nous allons nous délester des sacs à dos pour finir de gravir les 300 derniers mètres avec plus d’aisance.

 

Pour le sommet, c’est tout droit

 

Le chemin se faufile entre les dalles et les blocs et cette partie finale nous paraît moins pénible. Alors que l’on admire la Pique de Belcaire, Marie aperçoit un rapace. Serai-ce…..Il se rapproche de nous pour passer à notre verticale…. Mais oui, « c’est bien un gypaète barbu » crie-elle!!! Quelle chance, quel privilège, quelle joie, quelle récompense.

 

Le gypaète barbu, le célèbre casseur dos

 

Un ultime coup de rein et nous atteignions le sommet à 14h12. Un grand cairn symbolise la cime. De Pique il n’en est rien, c’est un sommet très plat comportant deux points de vue possible.

 

Sommet de la Pique Rouge de Bassies (2676m)

 

Vers le Nord/Est le massif de Tabe (St Barthélémy et Soularac) émerge des nuages, plus à l’Est c’est la Tarbésou qui semble flotter, puis les hauts sommets de la Haute-Ariège s’étirent jusqu’à nous. Le but n’est pas de les compter tous, juste admirer.

 

Vers l’Ouest c’est le Mont Valier qui attire le regard, mais on peut également voir de proche en proche, le Certescan, le Montabonne, le pic de Puntussan et le pic des 3 Comtes.

 

Le Mont Valier

 

Enfin à nos pieds, en direction du Couserans les étangs des Lavants de l’Escale jouent à cache-cache avec le brouillard. Es-ce la difficulté de la pente ou la beauté ainsi que la solitude des lieux qui vont nous pousser à flâner une demi-heure au sommet ? Nous en avons bien profité. A14h42, on engage la descente par le même itinéraire. Il n’y a qu’à suivre le balisage jaune en sens inverse.

 

Gros plan sur le massif du Montcalm vu du sommet

 

Vers 2365m nous retrouvons nos sacs à dos mais également le brouillard. Cette fois il bruine même et la visibilité est vraiment réduite. Le balisage est suffisamment présent pour éviter de se perdre et sans difficulté nous retrouvons le sentier dans les pelouses. C’est très glissant alors notre marche s’en trouve ralentie. En retrouvant le sentier du GR7 la descente est meilleure et en plus la pluie a cessé. A 18h23 nous retrouvons le parking, les jambes biens lourdes de fatigue mais la tête pleine de souvenirs.

C’est un massif à redécouvrir sitôt que le soleil sera plus constant.

 

Trace GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=2029572

 

Tracé sur carte IGN

 

Les chiffres du jour :

Temps de marche total 7h50 pour 15,2 km à 2,8 km/h

Dénivelé positif total : 1539m – autant en négatif

4h12 de montée pour 3h38 de descente

Point culminant 2676m.



15/10/2012
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