Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Puig del Pam depuis Les Angles

30/12/2012 : station de ski Les Angles - Font Grosse - cabane de la Balmette  - Puig del Pam (2470m) - aller/retour

 

C’est dans le Capcir, le secteur le plus froid du département, que je vais promener mes raquettes pour finir l’année, en compagnie de Marilyn et Corinne. Le choix s’est porté sur un sommet souvent ignoré dans le secteur car il n’a n’y la prestance, ni l’allure élancé de ses proches voisins. Pourtant le plaisir qu’il va nous procurer, va grandir tout le long de la journée.

 

Le plat du jour vu depuis notre point de départ

 

Nous partons à 10h depuis les locaux techniques de la station de ski des Angles en suivant l’itinéraire raquettes de Font Grosse. Le fond de l’air est frais mais on ne ressent pas le froid ; la neige est gelée, la marche en raquettes ne pose aucun problème. On arrive sans difficulté à la source captée de Font Grosse où l’on quitte la piste pour tourner à gauche en s’enfonçant dans la forêt.

 

Fount Grosse, le chemin c'est tout droit

 

On suit un balisage jaune, au milieu des pins à crochets. Je reconnais l’itinéraire pour l’avoir emprunté en février lors de notre week-end famille en igloo. On traverse d’abord une tourbière puis le chemin s’élève un peu jusqu’à arriver à l’étang de la Balmette. Il nous aura fallu seulement 1h21 pour l’atteindre.

 

Etang de la Balmette en version hivernale

 

Comme il est totalement gelé, on en profite pour le traverser. A l’extrémité de celui-ci la pente se relève une nouvelle fois mais cela ne dure pas. On arrive enfin sur un plateau qui nous amène en léger faux plat jusqu’à la cabane de la Balmette.

 

Le Pic du Pam à droite, les 2 Pérics au loin

 

Il est 11h47 et l’équipe est en forme pour gravir d’une traite le Pam. Pas de pause repas, nous la ferons au sommet. On change de cap et l’on suit un court instant l’itinéraire qui mène aux étangs des Camporells.

 

Pratiquement au col on tourne à nouveau de 90° sur la droite pour prendre la direction du sommet. Plus on s’élève et plus la neige se fait rare. On va marcher aussi longtemps que possible en raquettes pour finalement les quitter et poursuivre notre marche sur la pelouse gelée.

 

Le sommet semble au bout, semble seulement.

 

Nous suivons maintenant une large croupe qui ne présente aucune difficulté ; on monte s’en vraiment s’en rendre compte. Il faut néanmoins se méfier des apparences, car il y a de nombreux cairns qui semblent matérialiser le sommet mais il n’en est rien. Il faut aller jusqu’au dernier le plus au Nord. C’est d’ailleurs depuis celui-ci que l’on a la meilleure vu sur le fond du Capcir et la proche région du Donezan. Les 2470m du Puig del Pam sont atteints à 13h05. Le temps de prendre quelques photos et l’on va descendre de quelques mètres pour manger à l’abri d’un léger vent. Il fait quand même -3°C malgré les rayons du soleil.

 

Le sommet avec le petit et grand Péric.

 

Au Nord la Serre de Mauri et le Roc Blanc qui se devine sous les nuages

 

Nous allons profiter longuement de la vue qui s’étale sous nos yeux. Côté Sud cela va du massif du Canigou jusqu’à la Sierra del Cadi en Espagne. Tous les hauts sommets frontaliers se lisent à livre ouvert, ainsi que le lac de Matemale.

 

Vers l’Est c’est le massif du Madrès qui impose sa masse, avec à son pied le lac de Puyvalador.

 

L'équipe au sommet

 

Après avoir bu avec grand plaisir un bon thé chaud (merci Marilyn) nous quittons notre belvédère à 14h35 par le même chemin que celui de la montée.

 

Au loin scintille comme un miroir le lac gelé des Bouillouses

 

Après avoir parcouru la partie en pelouse, on rechausse les raquettes et l’on reprend le chemin du retour par le même itinéraire. Toute la partie en forêt est vite avalée mais la partie de piste va nous paraître un peu monotone dans ce sens. Nous terminons cette belle journée à 17h10 après avoir cheminer 2h30 au retour.

 

Voilà un sommet à l’allure débonnaire qui mérite qu’on lui accorde plus d’importance car c’est un belvédère incroyable sur quasiment tous les hauts sommets du département. Seul a manqué à l’appel du jour le seigneur Carlit, enveloppé par une épaisse écharpe de nuages. Nous avons constaté en ce jour, avec étonnement, le contraste qu’il y avait entre les sommets frontaliers quasiment sans neige et ceux de l’Ouest fortement enneigés. C’est aussi un sommet facile à faire en famille en été.

 

Tracé sur carte

 

La journée en chiffres:

Temps de marche total 5h28 pour 17,7 km à 4 km/h

Dénivelé positif total 704m – autant en négatif

2h58 de montée pour 2h30 de descente

Point culminant 2470m.



31/12/2012
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