Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Rando dans les Pyrénées en toute simplicité

Roc Blanc par le col de l'Egue

04/08/2012 : Parking de La Restanque (1632m) – étang de l’Estagnet – col de l’Egue – GR7B- Porteille de Barbouillère – Roc Blanc (2543m) – Pic de la Camisette (2426m) – Porteille de Barbouillère – étang de la musique – étang de Balbonne– La Restanque

 

Je ne me lasse pas de parcourir cette petite région du Donezan, qui, malgré ses altitudes modestes, offre tant de plaisir aux randonneurs. J’ai décidé d’aller une nouvelle fois rendre visite au Roc Blanc en combinant deux itinéraires que j’ai découverts au printemps. Pour éviter la voie classique et sur-fréquentée en été, qui passe par l’étang du Laurenti, j’ai choisi cette fois de partir du parking de la Restanque.

Je quitte le parking à 7h47 pour prendre le chemin forestier à droite, balisé de jaune, souvent boueux, qui monte modérément jusqu’à trouver une passerelle, permettant de traverser le ruisseau de l’Artounant. Le débit de celui-ci et 4 fois inférieur à ce que l’on avait rencontré début juin.

 

 

Il fait très beau et déjà très chaud, gage de passer une belle journée. Au niveau de la plaine d’Artounant un panneau nous indique de tourner à gauche pour changer de vallon afin de se rendre à l’étang de l’Estagnet.

 

La lune se couche dernière le Roc de Bragues

 

Dans notre dos on peut admirer le Pic de Tarbésou et à sa droite le Pic de la coumeille de l’ours.

 

Après une brève montée raide on découvre l’étang de l’Estagnet qui se réveille. Il ne m’aura fallu que 50 min pour l’atteindre.

 

 

Sur les berges, une orchis tacheté

 

Il faut contourner l’étang par sa rive gauche (donc à droite quand on arrive), puis s’engager dans le couloir en face jusqu’à atteindre le col de l’Egue. C’est chose faite à 9h10 après 1h23 de marche.

 

Etang vu en montant au col

 

Ici quel spectacle !!! Il y a tellement de sommets que j’encourage tout le monde à s’y rendre pour en prendre plein les yeux.

 

Panorama sur la Haute-Ariège depuis le col de l’Egue

 

A présent il faut emprunter le chemin du GR7B sur la gauche, balisé en blanc et rouge. Le sentier passe sous le pic des Llauses pour évoluer à flanc de montagne.

 

On est dans la réserve nationale d’Orlu.

 

Le sentier descend légèrement jusqu’à frôler l’étang des Llauses, pour remonter en pente douce jusqu’à la couillade des bourriques. Celle-ci est atteinte à 9h55 après 2h08 de marche.

 

Etang de la Llause

 

Couillade des bourriques

 

Le sentier est toujours celui du GR7B mais devient de moins en moins visible si bien qu’il faut parfois naviguer à vue. Il faut passer sous une crête en direction de l’Est.

 

Une raiponce

 

Pic de la Camisette (à droite) avec au loin le pic de Tarbésou.

 

En cherchant attentivement on fini par apercevoir la porteille de Barbouillère, passage obligé pour contourner le Roc Blanc.

 

Roc Blanc et porteille de Barbouillère à son pied

 

Porteille de Barbouillère avec au fond la pointe du pic de la Camisette

 

Là on change de cap et de versant pour monter au sommet. Attention à ce passage car la pente est très prononcée et la sente est quasiment absente. Le gispet est glissant, c’est un passage où il faut bouger des bâtons. On finit par rejoindre un pierrier à la verticale du col du Laurenti, qu’il va falloir gravir. La montée est maintenant brutale. Heureusement pour le randonneur, les marmottes sont là pour faire leurs spectacles.

 

Séance photos avec une marmotte

 

Ca monte fort mais le dénivelé se prend rapidement ; 11h25 le col du Laurenti est franchi. Au col on retrouve l’itinéraire venant de la vallée du Laurenti. La pente est toujours aussi prononcée. Le sentier arrive enfin sur la partie sommitale où il faut s’aider des mains au milieu des blocs de granit pour poser les pieds sur la cime de ce Roc Blanc. C’est chose faite à 11h42 après 3h55 de marche effective.

 

Sommet du Roc Blanc (2543m) – on aperçoit la dent d’Orlu à droite

 

Je me trouve seul au sommet, privilège rare pour se sommet si réputé. Et cette réputation n’est pas usurpée tant le panorama qu’il offre est exceptionnel.

Au Nord au premier plan le Pic de la Camisette, plus loin le pic de Tarbésou et au fond à gauche le massif du Saint Barthélémy.

 

 

Au Sud au premier plan de Pic de la Tribune et le Pic de Baxouillade, en second plan les pics Pérics et l’on distingue même la cime du Pic Carlit.

 

 

Le pic du Madres ainsi que le Canigou sont bien visibles à l’Est Sud/Est, ainsi qu’à l’horizon la ligne frontière allant du pic du Géant au Pic du Puigmal. Ne connaissant pas les noms des sommets de la Haute-Ariège je ne puis les citer mais ils sont nombreux à pointer leur cime.

Après le repas avalé, je reprends la marche à 12h45 pour aller rendre visite au si proche pic de  la Camissette. 2 solutions possibles, soit revenir sur mes pas jusqu’à la porteille de Barbouillère, soit descendre la face Nord du Roc Blanc. C’est impressionnant mais ça va passer sans problème.

 

Dans la descente du Roc Blanc vers la coume de Barbouillère

 

Pour monter au pic de la Camisette, il n’est pas nécessaire de rejoindre le sentier remontant la vallée, il suffit de prendre à flanc afin de perdre le moins possible de dénivelé. Ensuite, c’est tout droit. Il y a bien un ancien balisage jaune mais la sente à disparu ce qui prouve que peu de randonneurs gravissent ce sommet.

 

La montée vers le pic de la Camisette que l'on devine au fond

 

C’est raide et même très raide. A la sortie de la pelouse il y a un passage extrêmement délicat d’une vingtaine de mètres sur des petits cailloux qui roulent comme des billes. Sans bâtons impossible de tenir ce qui peut empêcher d’atteindre le sommet. Bâtons indispensables et principalement pour la descente.

 

La spectaculaire face Nord du Roc Blanc, que je viens de descendre 

 

1h10 après avoir quitté le Roc Blanc me voici sur le sommet sauvage du pic de la Camisette (2426m).

 

Il présente l’unique intérêt d’avoir une vue plongeante sur les étangs secrets de la Camisette et l’étang de Balbonne.

 

Etang et pic de Balbonne - en premier plan le Roc de la Musique

 

Ne sachant s’il est possible de descendre directement sur l’étang de Balbonne je reviens sur mes pas. La descente, hormis le passage dans les cailloux roulants, ne présente pas de grande difficulté. Il faut pousser ses pas sur la droite afin de récupérer le couloir de la porteille de Barbouillère à mi-pente. Là il fait une chaleur incroyable et je dois faire une pause pour retrouver des forces. Un dernier effort et la porteille est franchie pour la seconde fois de la journée à 14h45. La chaleur m’oblige à sortir la casquette, mais au fait où est-elle ? Je l’ai égaré lors de mon arrêt ; je suis bon pour descendre la porteille pour aller chercher mon couvre chef. Je dois donc franchir 3 fois ce passage clé et visser la casquette sur ma tête.

La suite va avoir lieu hors sentier. Il faut suivre un court instant le GR7B emprunté plus tôt dans la journée, puis descendre peu à peu en poussant sur la droite en visant le Roc de la Musique.

 

Roc de la Musique

 

Il faut éviter de nombreuses dalles rocheuses mais cela passe avec prudence. On aperçoit assez vite le petit étang en contre bas qui va servir de point de mire. A 15h35 je me pose un instant au bord de l’étang de la Musique. Les bords de celui-ci regorgent d’eau ce qui rend tout bivouac impossible.

 

Etang de la Musique - on distingue à droite la suite de l'itinéraire

 

Un dernier regard sur l'étang avec au loin la couillade des Bourriques

 

Il faut continuer toujours hors sentier pour descendre à l’étang de Balbonne. Chacun cherchera son itinéraire personnel tant il y a de possibilités. 16h sous un soleil de feu je ne résiste pas à entrer dans l’étang de Balbonne jusqu’aux cuisses. Quel plaisir !!!

 

Etang de Balbonne

 

Juste avant le déversoir de l’étang on retrouve le sentier qui nous conduira à la voiture. On s’engage dans la fameuse échelle dite de Balbonne qui est, en cette saison, un petit sentier fleurit avec suffisamment de lacets pour descendre rapidement et sans difficulté. Le joli sentier nous ramène rapidement et à l’ombre, au parking de la Restanque, refermant ainsi la boucle. Chose faite à 16h55.

 

Pour atteindre le Roc Blanc, c’est un circuit plus long que par le Laurenti mais plus riche en paysages et en points de vue. A effectuer en été pour profiter de la flore et des longues journées, mais aussi afin de ne pas s’égarer dans la partie hors sentier. Il n’est pas nécessaire de gravir le pic de la Camisette, ce qui permettrait de s'épargner 1h15 de marche et 300 mètres de dénivelé.

 

Trace GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=1904492

 

Tracé sur carte IGN

 

 

Les chiffres du jour :

Temps de marche total 7h29 pour 19 Km

Dénivelé positif total : 1550m – Autant en négatif

Point culminant 2543m



15/08/2012
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